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Alice Bergeron

 

Overview

Biography

Parcours artistique Présentation personnelle

Je m’intéresse depuis l’enfance aux phénomènes ordinaires et extraordinaires de la vie. Autrement dit, à « ce qui apparaît » (phanesthai), mais aussi à « ce qui devient apparent » (phaneros). Ma démarche consiste à aiguiser mes sens pour comprendre l’influence qu'exercent certains phénomènes sur notre vision des choses, sur nos actions et sur nos interactions.

Au début des années 1980, des rencontres exceptionnelles et mon arrivée à Montréal font en sorte qu’une trajectoire se précise : le langage et le corps seront mes outils pour faire apparaître ce qui n’est souvent pas perceptible à première vue. J’entreprends une formation à l’École de Mime de Montréal et je suis des ateliers en danse (école de danse Jo Lechay ; danse et mouvement créatif, Nicole Laudouar). Mon corps se fait terrain d’étude. À la même époque, je m’inscris au baccalauréat en psychologie et je travaille comme préposée aux bénéficiaires dans un hôpital psychiatrique. Une première exigence prend forme pour moi : la théorie sera indissociable de la pratique.

C’est au cours de cette période très occupée (je travaille la nuit, j’étudie le jour et je danse le soir) que je commence à m’intéresser aux relations entre le langage et la folie. Peu à peu, un questionnement sur le fonctionnement du discours des schizophrènes, sur l’interprétation des signes et sur la communication non-verbale me fait bifurquer vers les études littéraires et la linguistique. Je change de programme tout en prenant conscience d’une deuxième exigence : ma formation universitaire doit me permettre d’être généraliste et autodidacte. Avec l’aval et le soutien de plusieurs professeurs, mon « champ d’exploration » est tout, sauf homogène. Mes lectures obligatoires sont constamment accompagnées de lectures plus éclectiques. C’est ainsi que je me familiarise avec des auteurs et des approches qui ne sont pas au programme (Watzlawick, Popper, Cooper, Peirce, les paralittératures, l’histoire de l’art, la musique industrielle, etc.).

Vers 1985, je commence à travailler avec des peintres (dont François Hudon et Geneviève Morin), puis avec une photographe (Josée Lambert). Cette démarche mène à plusieurs explorations intéressantes. Au volet pratique (performances, expositions, installations) se greffe une réflexion sur la distance et la proximité, sur le contact et l’évitement, sur la présence et l’absence, sur la beauté et la laideur. Je m’intéresse à l’esthétique de la disparition (Paul Virilio), à la violence et au sacré (René Girard), aux œuvres de Virginia Woolf, de Samuel Beckett, d’Antoni Gaudi, d’Antonin Artaud, à l’écriture automatique, aux anagrammes, à la poésie urbaine, etc.

J’obtiens mon baccalauréat en études littéraires (UQAM, 1986), puis je suis engagée dans une maison d’édition. Au début des années 1990, je deviens chargée de projets d’édition de manuels scolaires. En 1991 et 1992, je donne naissance à deux garçons et je connais les joies de la conciliation travail-famille-engagement communautaire.

Au début des années 2000, je fais une formation en massothérapie, renouant avec le mouvement et la communication, tout en leur donnant un sens plus large. Je continue de m’autoformer, en m’intéressant plus particulièrement à la singularité de notre relation avec la peau (le Moi peau, Didier Anzieu) et avec l’importance que revêt la peau dans nos rapports avec les autres (la proxémie, E.T. Hall).

Depuis 2010, mon intérêt pour le mouvement et la communication se matérialise par des formations intensives en danse contemporaine (Louis Guillemette, Suzanne Miller, Veronic Morin) et en théâtre physique (Pierre Blackburn), ainsi que des participations à des projets/performances (Les linges de ma peau, de Rasili Botz) ou des ateliers spécialisés (stage de mouvement authentique, avec Avital Furlager et Catherine Lessard).

Formations

1980-1982 – École de Mime de Montréal

1983-1987 – École de dans Jo Lechay ; Danse et mouvement expressif (Nicole Laudouar) ; Contact-improvisation (Nicole Laudouar)

1988-1989 – Contact-improvisation-danse (Louis Guillemette et Pierre Blackburn)

2005-2006 – Koreas danse (Julie Pilon)

2007 – Classes ouvertes de l’ADDMMI

2008-2010 – Fluidexpression/Fluidance (Veronic Morin) – contemporain, lyrique, Bollywood

2008-2009 – Détrak Danse, moderne

Automne 2010 – Atelier de Meryl Combettes, ballet moderne

2010-2011 – Studio 303 (Suzanne Miller) – contemporain

2010-2011 – Studio 303 (Louis Guillemette) – danse, création, improvisation

2011 – Studio 303 (Pierre Blackburn) – théâtre physique

Principales réalisations

Mai 1985 – Agenda des femmes 1986

Modèle, photos de Josée Lambert accompagnant des textes de Nicole Brossard


 

Mars 1986 – Quatrième festival de créations des femmes, La soirée des murmures, Théâtre expérimental des femmes

Performance, Le baiser oculaire I, Alice Bergeron et Josée Lambert                                        les yeux

Le Baiser Oculaire is a series of images. Two human forms embrace : they are sculpted partially out of chicken wire, and divided from the next image, two heads kissing, by a dangling roll of exposed film. Another roll separates this from the third image : the two performers, dressed in black with pieces of chicken wire on their bodies, maintain a contact improvisation with their mouths and faces, a continual kiss undulating between them. A camera is set up with simple instructions for the viewer/voyeur turned artist: 1. Focus. 2. Shoot. 3. Wind film on. The lens is centered on the two faces. It is up to you to capture the moment of your choice.
                                        Kate Lushington, Canadian Theater Review, Spring 86

28 mai au 1er juin 1987 – Festival de Théâtre des Amériques, La soirée des murmures, Théâtre expérimental des femmes

Performance-installation, Le baiser oculaire II, Josée Lambert et Alice Bergeron la cage d’escalier

Méduse avait le sens du peep-show. Et qui sait ? Peut-être était-elle même photographe ?

Automne 1987 – Programme (Espace GO) ; Josée Lambert, photographe

Modèle, Page couverture et Sa geste, Chorégraphies et performances de femmes

Décembre 1988 – Espace GO ; Soirée à la carte blanche

Danseuse, chorégraphie de Pierre Blackburn et Louis Guillemette

Pour arriver à saisir l’instant et à l’habiter, il faut avoir une grande écoute, une sensibilité exacerbée et le goût de l’aventure… C’est une autre façon de percevoir et de vivre le mouvement.

Septembre 1989 – Le mois de la photo, Galerie dare-dare

Installation-performance, Le baiser oculaire III – La chute de l’icône                                             la crucifixion

Exposition rétrospective des œuvres de Josée Lambert issues de sa collaboration avec Alice Bergeron (1984-1989)


 

Septembre 1989, spectacle des Chasseurs aveugles, Foufounes électriques

Collaboratrice, participante

(…) à chacune de leurs manifestations, les Chasseurs aveugles tentent, par le biais du mysticisme, de la folie, de la chute, de l’hérésie, de la consommation d’alcool et de drogues, de la transe, de la musique (body and soul, SOLE music), de renouer avec le sacré. Pour eux, il ne s’agit pas seulement de transformer la réalité, mais aussi, à partir des situations nouvelles qu’ils mettent en place lors de leurs interventions, de susciter, au moyen d’une opération d’overkill médiatique, des failles dans le réel qui feront émerger une nouvelle réalité – éphémère/éternelle.

1988-1990, Josée Lambert, photographe

Modèle, page couverture de trois romans :

Maurice Gagnon, La Mort à pas feutrés. VLB, Montréal, 1988.

Dominique Blondeau, L’agonie d’une salamandre. VLB, Montréal, 1990.

Michel Michaud, Coyote, VLB, Montréal, 1990.

1995-1997, Éléphantillages

Conception et réalisation du journal de la garderie Éléphant Bleu

24 mai 2009, Momentum, Gesù, centre de créativité

Danseuse (trois chorégraphies), Détrak Danse, danse contemporaine

2010, Fanzine Waouh – Facteur Wow Factor, Numéro 1

Pigeon Story, nouvelle

Mars 2010, Edgy Boum, Festival Edgy Women, Mainline Theatre

Danseuse, Jeanne d’Arc, de Suzanne Miller & Allan Paivio

Avril 2010, Regroupement québécois de la danse Pas de danse, pas de vie !

Bénévole, réalisation des traces chorégraphiques éphémères dans des lieux publics

Juin 2010, spectacle de fin d’année, Studio 303

Danseuse, Suzanne Miller & Allan Paivio Productions


 

29 avril 2011, Journée internationale de la danse, Dance Celebration @L’Alizé

Danseuse, Fluidance (Veronic Morin), Jazz-lyrique et Bollywood

Mai 2011, Arts Station, Saint-Hilaire

Danseuse, Les linges de ma peau de RASILI (Stage-création d’un tableau vivant)

Juin 2011, spectacle de fin d’année, Studio 303

Danseuse, chorégraphie de Suzanne Miller ; imprographie de Louis Guillemette

Interprète, mise en jeu de Pierre Blackburn

 

Skillset

Spoken languages
Français, anglais
Written languages
Français, anglais
Education/Training
Bacc. Études littéraires (UQAM, 1987)